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Ordinateur et comptes du défunt : les droits des héritiers

Le RGPD ne protège pas les morts. C'est une loi française de 1978, dans sa rédaction actuelle, qui organise le sort des données après le décès — et elle donne aux héritiers moins de droits qu'ils ne l'imaginent.

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    On vous rappelle avec une fourchette affinée, en tenant compte de ce que le calcul ne peut pas savoir : l'accès camion, le contenu réel, ce qui est rachetable.

    Nous vous rappelons sous 2 h pendant nos horaires (Lundi au samedi, 7h–20h). En dehors, dès l'ouverture suivante. Vos coordonnées servent uniquement à cela, et ne sont cédées à personne.

    Comment ce chiffre est calculé

    On part de la fourchette publiée pour le type de bien. Chaque étage sans ascenseur ajoute 10 % de manutention, plafonné à 40 % quel que soit le nombre d'étages. Un logement très encombré ajoute 50 % — c'est du volume et du temps de tri en plus. Le plancher est de 150 €, montant en dessous duquel un déplacement d'équipe n'est pas tenable.

    Le rachat du mobilier n'est pas dans le calcul : il vient en déduction après estimation sur place, et peut réduire la facture de manière significative.

    Un ordinateur portable, un disque dur externe, un téléphone, parfois une clé USB dans un tiroir. Ce sont des objets banals dans un débarras, et ce sont juridiquement les plus délicats du logement — plus qu'un meuble ancien, plus qu'un bijou.

    Deux choses distinctes : la machine et ce qu'elle contient

    La machine est un bien meuble de la succession, comme une chaise. Elle entre dans l'inventaire, elle appartient à l'indivision, et la faire disparaître avant le partage relève des mêmes règles que pour n'importe quel autre bien — avec le risque de recel successoral prévu à l'article 778 du code civil.

    Le contenu obéit à d'autres règles. Le règlement général sur la protection des données ne s'applique pas aux personnes décédées. C'est donc le droit national qui prend le relais, par l'article 85 de la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978.

    Ce que prévoit l'article 85

    Toute personne peut, de son vivant, définir des directives sur le sort de ses données après sa mort. Des directives générales, portant sur l'ensemble des données, enregistrables auprès d'un tiers de confiance numérique certifié par la CNIL — une forme de testament numérique. Ou des directives particulières, propres à un service donné : c'est le « contact légataire » de Facebook, le « gestionnaire de compte inactif » de Google.

    La personne peut désigner un exécuteur de ces directives. À défaut de désignation, ce rôle revient aux héritiers — mais dans une mesure limitée, et c'est le point que tout le monde manque.

    En l'absence de directives, les héritiers peuvent : faire prendre acte du décès auprès des responsables de traitement ; demander la clôture des comptes ; s'opposer à la poursuite du traitement des données ; faire procéder aux mises à jour nécessaires ; et accéder aux informations nécessaires au règlement de la succession.

    Cette dernière formule est la clé, et elle est restrictive. Le droit d'accès est fonctionnel : il existe pour régler la succession, pas pour lire la correspondance privée d'une personne décédée. Il n'y a pas de droit général des héritiers à consulter les e-mails et les messages du défunt, et les plateformes n'y donnent en général accès que sur justificatifs et pour des finalités successorales précises.

    Une garantie utile : toute clause contractuelle limitant ces droits post-mortem est réputée non écrite. Un service ne peut pas se soustraire à l'article 85 par ses conditions générales.

    Ce qu'il faut faire des machines trouvées dans un logement

    Ne les jetez pas et ne les faites pas partir avec le reste des DEEE tant que la succession n'est pas réglée. Un ordinateur peut contenir des relevés, des contrats, un testament olographe scanné, des identifiants de comptes bancaires en ligne, parfois des cryptoactifs — et une succession peut se régler entièrement sans que personne ne l'ait su.

    Notre pratique : les appareils informatiques sont mis de côté avec les papiers, jamais évacués sans instruction expresse, même quand ils paraissent hors d'usage. Un disque dur de vingt ans reste lisible.

    Quand ils sont ensuite mis au rebut, la seule évacuation acceptable est la filière DEEE, et il est prudent d'extraire physiquement le disque avant, ou de le faire effacer. Un ordinateur déposé tel quel en déchèterie est un support de données personnelles abandonné en accès libre.

    Une réserve honnête

    Nous n'avons trouvé ni texte spécifique ni décision de justice traitant du sort matériel d'un ordinateur ou d'un disque dur dans une succession. Ce qui précède se déduit du droit commun des biens meubles successoraux et du régime de l'article 85 — ce n'est pas une règle établie par une source dédiée.

    Un point de prudence supplémentaire, souvent oublié : le contenu de l'appareil comporte aussi des données concernant des personnes vivantes — correspondants, photos de tiers, parfois données professionnelles ou médicales. Celles-là restent protégées par le droit commun, et le fait d'hériter de la machine ne donne aucun droit dessus.

    En cas de doute — patrimoine numérique de valeur, cryptomonnaies, activité professionnelle —, le notaire chargé de la succession est le bon interlocuteur avant d'allumer quoi que ce soit.

    Les appareils informatiques sont traités comme les papiers : mis de côté, jamais évacués sans instruction. Voir on vide votre appartement après succession.

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    Information générale. Cet article décrit les règles applicables au cas courant. Chaque succession a ses particularités — régime matrimonial, testament, indivision, dettes. Seul le notaire chargé du dossier peut dire ce qui s'applique à votre situation.

    Sources

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    Avec qui on travaille

    Un débarras après succession se traite rarement seul : il passe par une étude, un mandataire, une agence ou un syndic. Voici ce que chacun obtient de nous.

    • NotairesLogement vide, nettoyé et photographié avant la signature.
    • Mandataires judiciaires à la protection des majeursDevis écrit et facture détaillée, exploitables au compte de gestion.
    • Curatelles et tutelles familialesUn interlocuteur unique, et l'inventaire de ce qui est racheté.
    • Agences immobilièresBien libéré et propre avant les visites, sans rayure dans les communs.
    • Syndics de copropriétéCaves, locaux et parties communes désencombrés, filière agréée.
    • Bailleurs sociaux et privésRelocation sans délai : état des lieux de sortie tenable.
    • Établissements d'hébergementChambre ou logement libéré rapidement, effets personnels mis de côté.
    • Familles et héritiersOn s'occupe de tout : vous confiez les clés, vous récupérez le logement.

    Nous n'affichons aucun nom ni logo de client : une enseigne ne se publie qu'avec son accord écrit. Les références nominatives sont communiquées sur demande, au cas par cas.