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Transfert du bail au décès : qui peut rester dans le logement

Avant de vider quoi que ce soit, il faut savoir si quelqu'un peut rester. Une seule personne remplissant les conditions de l'article 14 change entièrement la situation : le bail continue, et il n'y a rien à débarrasser.

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    Nous vous rappelons sous 2 h pendant nos horaires (Lundi au samedi, 7h–20h). En dehors, dès l'ouverture suivante. Vos coordonnées servent uniquement à cela, et ne sont cédées à personne.

    Comment ce chiffre est calculé

    On part de la fourchette publiée pour le type de bien. Chaque étage sans ascenseur ajoute 10 % de manutention, plafonné à 40 % quel que soit le nombre d'étages. Un logement très encombré ajoute 50 % — c'est du volume et du temps de tri en plus. Le plancher est de 150 €, montant en dessous duquel un déplacement d'équipe n'est pas tenable.

    Le rachat du mobilier n'est pas dans le calcul : il vient en déduction après estimation sur place, et peut réduire la facture de manière significative.

    Pièce saturée de cartons, vêtements et objets avant tri
    Photo d'un de nos chantiers. Pièce saturée de cartons, vêtements et objets avant tri.

    On nous appelle parfois pour vider un logement qui n'aurait jamais dû l'être. Un fils vivait avec sa mère depuis trois ans, personne ne lui a dit qu'il avait un droit sur le bail, l'agence a réclamé les clés et il est parti. Cette situation est irrattrapable une fois le logement rendu. Elle mérite donc qu'on prenne dix minutes avant d'appeler qui que ce soit.

    Les personnes concernées

    L'article 14 de la loi du 6 juillet 1989 prévoit que le contrat de location continue au profit de plusieurs catégories de personnes, et elles ne sont pas soumises aux mêmes conditions.

    Sans condition de durée de cohabitation : le conjoint survivant et le partenaire lié au locataire par un pacte civil de solidarité. Pour eux, aucun délai d'un an n'est exigé.

    À condition d'avoir vécu avec le locataire depuis au moins un an à la date du décès : les descendants — enfants, petits-enfants ; les ascendants — parents, grands-parents ; le concubin notoire ; et les personnes à charge.

    Le cas du conjoint marié mérite une précision. L'article 1751 du code civil rend les époux cotitulaires du bail du logement de la famille, même si un seul a signé. Le conjoint survivant n'a donc en général pas besoin d'invoquer un transfert : il est déjà titulaire du contrat de son propre chef.

    Prouver l'année de cohabitation

    C'est là que les dossiers se perdent. La condition d'un an n'est pas déclarative : en cas de contestation, il faut la démontrer. Ce qui pèse, ce sont les pièces datées, au nom de la personne, à l'adresse du logement : avis d'imposition, attestation de la caisse d'allocations familiales, relevés bancaires, contrats d'assurance, courriers administratifs, factures de mutuelle, inscription sur les listes électorales.

    Ce qui pèse peu : des attestations de voisins rédigées après coup. Elles complètent un dossier, elles n'en font pas un.

    Si plusieurs personnes demandent le transfert et ne s'accordent pas, la loi prévoit que le juge tranche en fonction des intérêts en présence.

    Schéma — Débarras Succession. La description complète est intégrée au fichier pour les lecteurs d'écran.

    Le cas du logement social

    Le socle reste le même — les catégories de l'article 14 s'appliquent — mais le logement social ajoute des conditions liées à sa raison d'être. Certains bénéficiaires en sont dispensés : le conjoint survivant, le partenaire de PACS, le concubin notoire, les ascendants, les personnes en situation de handicap et les personnes de plus de 65 ans ayant vécu là depuis plus d'un an.

    Pour les autres, et notamment pour les descendants, le bailleur social vérifie en principe deux choses : le respect des plafonds de ressources applicables au logement, et l'adéquation entre la taille du logement et la composition du foyer. Un fils célibataire qui demande le transfert d'un F4 se verra souvent proposer un relogement plus petit plutôt qu'un maintien sur place.

    Ce point mérite d'être vérifié directement auprès du bailleur social, car les pratiques varient d'un organisme à l'autre et la matière est technique.

    Ce qu'il faut faire, dans l'ordre

    Avant toute chose, écrire au bailleur pour signaler le décès et revendiquer le transfert si quelqu'un est susceptible d'en bénéficier. Une lettre recommandée, avec la liste des pièces jointes. Le silence vaut abandon dans les faits, même s'il ne vaut pas renonciation en droit.

    Ensuite seulement, si personne ne remplit les conditions, s'organiser pour rendre le logement — en gardant à l'esprit que le bail est alors résilié de plein droit depuis le jour du décès et qu'une indemnité d'occupation court jusqu'à la remise des clés.

    Et une chose à ne pas faire : commencer à vider pendant que la question du transfert est en discussion. Sortir les meubles affaiblit la position de celui qui revendique le logement, et complique tout si le transfert est finalement accordé.

    Vraies photos de nos chantiers, montées en séquence. Appartement très encombré, puis le même après intervention. Photographies prises les 31 juillet et 1er août 2026, sur deux jours d'intervention, nettoyage compris. Aucune retouche du contenu, aucun décor reconstitué.

    Si le transfert n'est pas possible et qu'il faut rendre le logement, on vide votre appartement après succession décrit ce qui se passe concrètement : le tri, le rachat du mobilier, le nettoyage et la remise des clés.

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    Information générale. Cet article décrit les règles applicables au cas courant. Chaque succession a ses particularités — régime matrimonial, testament, indivision, dettes. Seul le notaire chargé du dossier peut dire ce qui s'applique à votre situation.

    Sources

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    Un débarras après succession se traite rarement seul : il passe par une étude, un mandataire, une agence ou un syndic. Voici ce que chacun obtient de nous.

    • NotairesLogement vide, nettoyé et photographié avant la signature.
    • Mandataires judiciaires à la protection des majeursDevis écrit et facture détaillée, exploitables au compte de gestion.
    • Curatelles et tutelles familialesUn interlocuteur unique, et l'inventaire de ce qui est racheté.
    • Agences immobilièresBien libéré et propre avant les visites, sans rayure dans les communs.
    • Syndics de copropriétéCaves, locaux et parties communes désencombrés, filière agréée.
    • Bailleurs sociaux et privésRelocation sans délai : état des lieux de sortie tenable.
    • Établissements d'hébergementChambre ou logement libéré rapidement, effets personnels mis de côté.
    • Familles et héritiersOn s'occupe de tout : vous confiez les clés, vous récupérez le logement.

    Nous n'affichons aucun nom ni logo de client : une enseigne ne se publie qu'avec son accord écrit. Les références nominatives sont communiquées sur demande, au cas par cas.